Liglet présente un patrimoine bâti traditionnel bien préservé et marqué par le Berry. Dans le bourg comme dans les villages, le patrimoine vernaculaire témoigne de la
société rurale d’autrefois, de la vie quotidienne et de son évolution au fil du temps.

L’architecture

Les maisons les plus anciennes situées dans le « bas-bourg » sont caractéristiques : toiture à forte pente, couverture de tuiles plates, escalier extérieur, échelle permettant d’accéder au grenier. Au cours du XIXème siècle, avec l’arrivée du chemin de fer dans la région, l’ardoise, autrefois réservée aux propriétaires fortunées, se développe sur les bâtiments publics mais aussi sur des maisons de bourg.

Les moulins

Plusieurs moulins sont repérés a Liglet, cinq sur la Benaize, un sur l’étang de Fontmorond et un autre sur le ruisseau du Glandon. Le moulin de Marcilly se situe à proximité du prieuré du même nom.

Moulin de Marcilly
Moulin de Marcilly

Ce moulin à blé possédait, en 1884, deux roues à aubes planes recevant l’eau par-dessous et actionnant deux paires de meules. Son activité se maintient jusqu’à la Première Guerre mondiale, en produisant de la mouture pour les animaux.
Le moulin du pont (moulin Dupond) est cité en 1775 et a cessé de fonctionner lors de la Première Guerre mondiale. Le moulin est aujourd’hui transformé en maison d’habitation.
Le moulin de Courtevraud, cité en 1427, était dans la dépendance du fief de Courtevraud. Encore visible sur le cadastre de 1832, le moulin a disparu mais quelques vestiges du seuil sont encore visibles.
Le moulin de Leigners relevait de Coutevraud , puis de Leigners. Le moulin à blé a fonctionné jusqu’en 1948 et a conservé les installations extérieures, seuil, vannes et roue à aubes par-dessous.
Le moulin de Rat relevait du château du Verger et apparaît sur le cadastre de 1832.
Le moulin de Glandon sur le ruisseau du même nom, est cité régulièrement au XVIIIème et XIXème siècle. Enfin l’étang de Fontmoron alimentait le moulin de Fontmorond avec une roue de dessous. Le bâti est aujourd’hui une demeure privée.

« Pierris » et passerelle de Marcilly

Le « pierris » permet de traverser la Benaize avec ses grosses pierres de forme ronde ou ovale. Il permet aux piétons de franchir les rivières de largeur modeste.
La passerelle, protégée dès 1897, est réalisée après la première guerre mondiale. Elle se compose de deux piliers maçonnés et un tablier métallique. Avant de l’arrivée de l’eau courante dans les villages et dans le bourg en 1962, les maisons possédaient presque toutes un puits et/ou une fosse à boire pour les usages quotidiens.

Les fosses à boire

Les fosses à boire ont été utilisées lorsqu’il n’y avait pas de puits à proximité ou bien en complément quand le puits se tarissait
Le puits de la place du village et l’éolienne : Dans le bourg il existe plusieurs puits privés et trois puits communaux. Le principal, situé a la place de l’Eglise. Il était équipé d’une pompe puis en 1909 d’une éolienne avec un réservoir d’une contenance de 4 mètre cubes. Vers 1927 une pompe électrique à remplacer l’éolienne.

La lessive

Les femmes allaient laver leur linge sur les bords du Corcheron où un lavoir était aménagé, sur les rives de la Benaize et à la source de Glandon.

Les pigeonniers

La commune compte 5 pigeonniers de nature et de formes diverses. Le plus important se situe à Courtevraud. Ce pigeonnier de plan circulaire est un pigeonnier à pied. Les boulins sont aménagés sur toute la hauteur de la construction. Daté probablement du XVème siècle il a dû être modifié au XVIIIème siècle. Il compte 946 boulins, ce qui laisse supposer l’existence d’un domaine important.

Pigeonnier

Le second pigeonnier circulaire se dresse au Bergeault. Il comporte dix boulins dans sa partie supérieure. La partie inférieure servait sans doute pour l’élevage d’animaux de basse-cour ou bien de lieu de stockage.
Fontmoron conserve c’est deux pigeonniers. Le premier daté du XVIIIème siècle ou du début du XIXème siècle de forme carrée, compte dix boulins à étage. Le second se situe dans le pignon de l’ancienne chapelle du prieuré de Fontmorond. Cinq boulins aménagés dans l’épaisseur du mur y sont encore visibles. Cet aménagement est difficile datable. Un pigeonnier, de plan carré, abrite quelques casiers au lieu-dit Les Grands Gâts.


Plan Liglet Patrimoine

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